مسرحية بالفرنسية جاهز للطباعة Sketches français

Sketches de théâtre
Salut tout le monde. Comme Coralie me l'avait demandé, j'ai cherché des sketchs de théâtre avec Marie pour en intégrer dans le cabaret. Ils sont dans la mesure du possible court et drôle.
Voilà le premier, qui requiert 3 personnes (Juliette, Roméo et le metteur en scène). Le comique joue entre un Roméo prétentieux, une Juliette un peu stupide et un metteur en scène qui craque entre les deux.
JULIETTE : Oh Roméo ! Roméo !
Pourquoi es -tu Roméo ?
Renie ton père et abdique ton nom ;
Ou, si tu ne le peux pas
Fais de moi ton amour juré
Et je ne serai plus une Capulet.
METTEUR EN SCÈNE : Stop ! Peut-on savoir ce que tu es en train de faire ?
JULIETTE : Et bien ce que vous m'avez demandé, je récite la tirade de Juliette.
METTEUR EN SCÈNE : Tout juste.
JULIETTE : Alors où est le mal ?
METTEUR EN SCÈNE : Tu r-é-c-i-t-e-s ! Voilà le problème ! Si j'avais besoin d'une Juliette qui récite, j'aurais fait appel à ma fille de sept ans qui récite ses poésies à l'école. Je veux une Juliette passionnée.
JULIETTE : Mais je suis passionnée.
METTEUR EN SCÈNE : Non ! Tu es statique ! Ta voix est statique, ta voix est monotone et tu ne regardes même pas le ciel ! Quand on est passionné, on a des vibrations dans la voix, un sourire d'extase sur les lèvres, on ne sait pas où placer ses bras et notre voix est forte pour crier notre amour au monde entier ! Or, avec ce que tu m'as fait, je ne suis même pas sûr que tu te ferais entendre par tes voisins de paliers.
JULIETTE : D'accord, d'accord, je recommence.
Oh Roméo ! Roméo !
Pourquoi es -tu Roméo ?
Renie ton père et abdique ton...
METTEUR EN SCÈNE : Stop !
JULIETTE : Quoi encore ? Je me suis trouvée très passionnée !
METTEUR EN SCÈNE : Certes. Mais tu lui demandes de renier son père et tout son clan, à une époque où ce sont les choses les plus capitales pour un homme. Mets-y plus de conviction !
JULIETTE :
Renie ton père et abdique ton nom ;
Ou, si tu ne le peux pas
Fais de moi ton amour juré
Et je ne serai plus une Capulet.
METTEUR EN SCÈNE : La voix descend.
JULIETTE : Pardon ?
METTEUR EN SCÈNE : Tu viens de proposer de déshonorer ta famille, un peu de fatalité tout de même !
JULIETTE : Et je ne serai plus une Capulet.
METTEUR EN SCÈNE : C'est mieux, beaucoup mieux. Roméo ! Pourquoi n'es-tu pas derrière ton buisson ?
ROMÉO : Le public ne me voit pas.
METTEUR EN SCÈNE : Je me fiche de ton égo démesuré ! Roméo se cache en entendant sa belle. Comment veux-tu réapparaître si tu n'es pas caché au préalable ?
ROMÉO : Je pourrais le déplacer un petit peu (il accompagne la parole par le geste).
METTEUR EN SCÈNE : Non !
ROMÉO : (sursautant) Quoi ?
METTEUR EN SCÈNE : Le buisson doit être ainsi, on en a déjà discuté hier.
ROMÉO : Juste un centimètre.
METTEUR EN SCÈNE : Cela ne change rien.
JULIETTE : Oui mais vu d'en haut, le décor n'est pas très réel.
METTEUR EN SCÈNE : Ce n'est pas important, les spectateurs sont dans la salle, pas avec toi.
JULIETTE : Mais il est évident que je suis sensée le voir avec cette disposition.
METTEUR EN SCÈNE : Mais vous êtes dans le noir ! Inès, baisses la lumière !
(la scène devient sombre et un projecteur se braque sur Juliette)
JULIETTE : Qu'est-ce que c'est que ça ?!?
METTEUR EN SCÈNE : La lune.
JULIETTE : Elle est radioactive cette lune ?
ROMÉO : Personne ne va prêter attention à moi !
METTEUR EN SCÈNE : (soupirant) Il y aura un projecteur braqué sur toi également.
JULIETTE : Il y a deux lunes ?
METTEUR EN SCÈNE : Bien sûr que non !
JULIETTE : Dans ce cas, ça ne va pas. Aucune lumière n'est jamais apparue comme ça dans la nuit.
METTEUR EN SCÈNE : Tu penses à une lumière plus diffusée ?
JULIETTE : Et dans les tons bleus aussi.
ROMÉO : Ah non ! Le bleu n'ira jamais avec mon costume !
METTEUR EN SCÈNE : Mais encore ?
ROMÉO : Tous les Montaigu sont en bleu. Ça va faire trop, personne ne nous verra ! Je refuse d'être invisible !
JULIETTE : Dans son égoïsme, il n'a pas tort.
METTEUR EN SCÈNE : (râlant) Soit, soit. Reprenons le texte, on arrangera cela plus tard. Juliette, tu reprends ta dernière phrase. Roméo, vas te cacher.
JULIETTE : Et je ne serai plus une Capulet.
ROMÉO : (sortant de la scène et s'approchant vers le centre de la scène) Je ne puis...
METTEUR EN SCÈNE : Ma parole... Tu as lu la pièce ? Depuis quand Roméo parle t-il si fort ? Elle ne se rend compte de ta présence qu'à la réplique suivante.
ROMÉO : (pestant) : Non seulement on ne me voit pas mais on ne m'entend pas non plus ? Dites-le si je gêne !
METTEUR EN SCÈNE : Arrêtes tes jérémiades !
ROMÉO : Je ne puis croire ce que cette douce voix clame.
JULIETTE : Oh ! Thomas !
METTEUR EN SCÈNE : Stop ! Il vient d'où Thomas ?
JULIETTE : Désolé, trop de passion. Je me laisse dévorer par mon petit copain.
ROMÉO : On appelle cela surjouer.
JULIETTE : Non, un lapsus révélateur.
METTEUR EN SCÈNE : Cela suffit ! On reprend.
JULIETTE : Oh Roméo!
Ton nom seul est mon ennemi
Tu es toi-même, tu n'es pas un Montaigu.
Qu'est-ce qu'un...
ROMÉO : Aie ! Arrêtez tout ! Il y a urgence ici ! Que dis-je urgence ? C'est une déchirure ! Une faille ! Une fosse ! Un cratère ! Saleté de buisson ! Je me suis piqué ! Mon visage est fichue ! Qui voudra encore venir à cette pièce si mon charme n'opère plus







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مسرحية بالفرنسية جاهز للطباعة sketches français


Je viens de me rendre compte que ça fait un très long message. J'espère que vous aurez le courage de lire les Sketches et pour ceux qui veulent que je leur envoie le format open office par mail, donnez moi vos adresses.

Bon, je vais quand même continuer d'envoyer les sketches. Il y a également trois rôles dans celui-ci (Madame Boulingrin, Monsieur Boulingrin et Monsieur des Rillettes). Pour faire court, c'est une scène burlesque ; Monsieur des Rillettes est un invité dont les époux Boulingrin veulent chacun l'exclusivité. Il est au milieu de l'excessive amabilité de ces derniers qui s'insultent pour l'avoir (quand un veut lui proposer une chaise, l'autre veut lui en proposer une autre...)


DES RILLETTES. - Madame et monsieur Boulingrin, je suis bien votre serviteur.
BOULINGRIN. - Eh ! bonjour, monsieur des Rillettes.
MADAME BOULINGRIN. - C’est fort aimable à vous d’être venu nous voir.
BOULINGRIN. - Vous tombez à propos.
DES RILLETTES. - Bah !
MADAME BOULINGRIN. - Comme marée en carême.
DES RILLETTES. - J’en suis bien aise.
MADAME BOULINGRIN. - Dites-moi, M. des Rillettes…
DES RILLETTES. - Madame ?…
BOULINGRIN, le tirant par le bras gauche. – Pardon ! moi d’abord.
MADAME BOULINGRIN, le tirant par le bras droit. - Non. Moi !
BOULINGRIN. - Non !
MADAME BOULINGRIN. - N’écoutez pas, M. des Rillettes. Mon mari ne dit que des bêtises.
BOULINGRIN. - Que des bêtises!…
MADAME BOULINGRIN. - Oui, que des bêtises.
BOULINGRIN.- Tu vas voir un peu, tout à l’heure, si je ne vais pas aller t’apprendre la politesse avec une bonne paire de claques. Espèce de grue !
MADAME BOULINGRIN. - Voyou !
BOULINGRIN. - Comment as-tu dit cela ?
MADAME BOULINGRIN. - J’ai dit : « Voyou ».
BOULINGRIN. - Tonnerre !… Et puis tu embêtes monsieur. Veux-tu bien le lâcher tout de suite !
MADAME BOULINGRIN. - Lâche-le toi-même.
BOULINGRIN. - Non. Toi !
MADAME BOULINGRIN. - Non !
DES RILLETTES, écartelé. – Oh !
MADAME BOULINGRIN. - Tu entends. Tu le fais crier.
DES RILLETTES. - Excusez-moi, madame et monsieur Boulingrin, mais
je vois que vous êtes en affaires et je craindrais d’être importun.
BOULINGRIN. - Nullement.
MADAME BOULINGRIN. - Point du tout.
BOULINGRIN. - Au contraire.
DES RILLETTES. - Cependant…
BOULINGRIN. - Au contraire, vous dis-je. (Lui avançant une chaise.) Tenez !
MADAME BOULINGRIN, même jeu. -C’est cela. Prenez un siège.
DES RILLETTES. - Merci.
BOULINGRIN. - Non. Pas celui-ci ; celui-là !
DES RILLETTES. - Mille grâces.
MADAME BOULINGRIN. - Non. Pas celui-là ; celui-ci.
BOULINGRIN. - Non.
MADAME BOULINGRIN. - Si.
BOULINGRIN. - Non.
MADAME BOULINGRIN. - Si.
BOULINGRIN. - Est-ce que ça va durer longtemps ? Vas-tu ficher la paix à M. des Rillettes ?
DES RILLETTES. - En vérité, je suis désolé.
MADAME BOULINGRIN. - Pourquoi donc ?
BOULINGRIN. - Il n’y a pas de quoi.
MADAME BOULINGRIN et BOULINGRIN, ensemble. - Asseyez-vous.
MADAME BOULINGRIN, qui a réussi à amener une chaise sous les fesses de des Rillettes. - Là !
BOULINGRIN, qui se précipite. - Pas sur celle-là, je vous dis !
Il enlève, d’un tour de main, la chaise avancée par sa femme, en
sorte que des Rillettes, qui allait justement s’y asseoir, tombe, le derrière sur le plancher.
MADAME BOULINGRIN, triomphante.- Tu vois !
Pendant tout le couplet qui suit, MADAME BOULINGRIN, calme et exaspérante, s’obstine à répéter : Imbécile! Imbécile ! tandis que
BOULINGRIN, légitimement indigné. - Eh ! c’est de ta faute, aussi! Pourquoi as-tu voulu le forcer à s’asseoir sur une chaise qui le répugnait? Tu serais bien avancée, n’est-ce pas, s’il s’était cassé la figure?… Imbécile?… Imbécile toi-même ! Quel monstre de femme, mon Dieu ! Pourquoi faut-il que j’aie trouvé ça sur mon chemin? (A des Rillettes.)Vous ne vous êtes pas blessé, j’espère ?
DES RILLETTES, qui se frotte mélancoliquement le fond de culotte. - Oh ! si peu que ce n’est pas la peine d’en parler.
BOULINGRIN. - Vous m’en voyez ravi. Approchez-vous du feu.
DES RILLETTES, à part. - Je suis fâché d’être venu.
MADAME BOULINGRIN, empressée. - Prenez ce coussin sous vos pieds.
DES RILLETTES. - Merci beaucoup.
BOULINGRIN, que la civilité de sa femme commence à a
gacer, et qui fourre un second coussin sous le premier. - Prenez également celui-ci.
DES RILLETTES. - Bien obligé.
MADAME BOULINGRIN, qui ne saurait sans déchoir accepter de son mari une leçon de courtoisie. - Et celui-là. (Elle glisse un troisième coussin sous les deux autres.)
DES RILLETTES. - En vérité…
BOULINGRIN, armé d’un quatrième coussin. - Cet autre encore.
DES RILLETTES. - Non.
MADAME BOULINGRIN. - Ce petit tabouret.
DES RILLETTES, les genoux à la hauteur de l’oeil. - De grâce…
BOULINGRIN. - Eh ! laisse-nous tranquilles avec ton tabouret ! (Exaspéré, il envoie un coup de pied dans la pile de coussins échafaudés sous les semelles de des Rillettes. Les coussins s’écroulent, entraînant naturellement, dans leur chute, la chaise de des Rillettes, et des Rillettes avec.) Tu assommes M. des Rillettes.
DES RILLETTES, les quatre fers en l’air. - Quelle idée !
MADAME BOULINGRIN. - C’est loi qui le rases.
BOULINGRIN, avec autorité. - Allons, tais-toi !
Pendant la discussion qui suit, Boulingrin et sa femme font de grands gestes qui viennent frapper Monsieur des Rillettes.
MADAME BOULINGRIN. - Je me tairai si je veux.
BOULINGRIN. - Si tu veux !
MADAME BOULINGRIN. - Oui, si je veux.
BOULINGRIN. - … de Dieu !
MADAME BOULINGRIN. - Et je ne veux pas, précisément.
BOULINGRIN. - C’est trop fort!… Coquine
!
MADAME BOULINGRIN. - Cocu !
BOULINGRIN. - Gaupe!
MADAME BOULINGRIN. - Gouape !
BOULINGRIN. - Quelle existence !
MADAME BOULINGRIN. - Je te conseille de te plaindre. Un fainéant doublé d’un escroc, qui ne fait oeuvre de ses dix doigts et se saoule avec l’argent de ma dot : les économies de mon vieux père !
BOULINGRIN, au comble de la joie. - Ton père!… Dix ans de travaux forcés pour faux en écritures de commerce.
MADAME BOULINGRIN. - En tous cas, on ne l’a pas fourré à Saint-Lazare pour excitation de mineure à la débauche, comme la mère d’un imbécile que je connais.
BOULINGRIN, à Des Rillettes. - Vous l’entendez ?
Les deux époux se retournent vers Monsieur des Rillettes, qu'ils voient sans connaissance, à cause des nombreux coups pris. Noir pendant qu'ils le traîne en coulisse.






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Les personnages :
Don Rodrigue, fils de Don Diègue et amant de Chimène. Cid est un surnom de guerre qui ne sera rappelé qu’aux actes IV et V et uniquement par le roi et l’Infante.
Chimène, fille de Don Gomès.
Don Gomès (le comte), comte de Gormas et père de Chimène.
Don Diègue (de Bivar), père de don Rodrigue.
Urraque (l’Infante), Infante de Castille (secrètement amoureuse de Rodrigue).
Don Fernand, premier Roi de Castille.
Don Sanche, amoureux de Chimène.
Elvire, gouvernante de Chimène.
Léonor, gouvernante de l'Infante.
Don Arias et don Alonse, gentilshommes castillans.
Résumé du Cid
La scène se déroule à Séville.
ACTE I
Elvire, la gouvernante de Chimène, apprend à celle-ci que le comte (son père) approuve son choix d'épouser Rodrigue (scène 1). Elle tente aussi d'écarter les doutes de Chimène quant à son accès au bonheur. L'Infante de Castille qui est une amie de Chimène a contribué à unir les deux amants, mais elle avoue qu'elle aime Rodrigue, et ce malgré leur différence de rang social (scène 2).
Le comte et don Diègue sont rivaux car le roi vient de nommer don Diègue gouverneur du prince de Castille. Don Diègue veut cesser de se quereller et évoque le mariage de leurs enfants. Une dispute éclate et don Diègue insulte le comte : "Qui n'a pu l'obtenir ne le méritait pas" (scène 3). Don Diègue est hors de lui, il doit se venger (scène 4). Il demande à son fils Rodrigue de le venger en combattant le père de Chimène (scène 5). Le dilemme cornélien apparaît avec la conclusion suivante de Rodrigue : "Courons à la vengeance" (scène 6).
ACTE II
Le comte ne regrette pas son geste et ne craint pas la colère du roi (scène 1). Rodrigue retrouve l'offenseur de son père et réussit à le convaincre de se battre avec lui (scène 2). Chimène, en visite chez l'Infante, craint que Rodrigue ne tue son père ou ne soit tué par lui. L'Infante propose d'emprisonner Rodrigue pour éviter l'irréparable. Chimène accepte (scène 3). Hélas, il est trop tard. Un page annonce qu'on a vu le comte et Rodrigue partir ensemble (scène 4). La passion de l'Infante pour Rodrigue se réveille. Tout en pleignant Chimène, elle imagine que la gloire qui auréolerait le vainqueur du comte, célèbre guerrier, permettrait à une infante de l'épouser (scène 5).
Le roi, de son côté, informé de l'insolence de don Gomès, est décidé à le punir. Il s'inquiète également de la présence de quelques navires à proximité des côtes espagnoles (scène 6). Un messager vient annoncer la mort du comte, tué par Rodrigue. On apprend que Chimène souhaite rencontrer le roi (scène 7).
Chimène arrive éplorée et demande justice au roi. Ce dernier ne lui dit pas quelle va être sa décision (scène 8).
ACTE III
Rodrigue, après le duel, cherche à voir Chimène. Elvire lui demande de se cacher, lui déconseillant cette entrevue (scène 1).
Chimène arrive et se lamente de la mort de son père et du fait qu'elle n'arrive pas à haïr son assassin. Son honneur l'oblige à se venger, son amour lui impose de pardonner (scène 3).
Rodrigue réapparaît et s'offre à la vengeance de Chimène. Elle refuse de lui donner la mort : "Va, je ne te hais point." (scène 4).
Pendant ce temps, don Diègue cherche son fils en se plaignant qu'on ne peut jamais être pleinement heureux (scène 5). Il rencontre Rodrigue qui reçoit tièdement ses louanges. Il souhaite être seul pour pouvoir réfléchir à ses malheurs. Son père lui dit que ce n'est pas le moment car les Maures sont sur le point d'envahir la ville (scène 6).
ACTE IV
Elvire rapporte à Chimène que tout le monde parle du héros Rodrigue et raconte ses exploits dans la bataille contre les Maures. Chimène tente de ne pas oublier ses devoirs et de ne pas céder à son amour (scène 1).
L'Infante déconseille à Chimène de poursuivre son vœu de vengeance : "Tu poursuis en sa mort la ruine politique" (scène 2).
Le roi reçoit Rodrigue en héros et lui demande un récit de bataille : " Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort / Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port, " (scène 3).
Chimène vient demander justice au roi. Le roi fait sortir Rodrigue (scène 4) et fait ensuite croire à Chimène que Rodrigue vient de mourir. Chimène blêmit et le roi en conclut que son amour n'est pas mort.
Chimène refuse cependant à renoncer à obtenir justice. Elle demande un champion pour se battre contre Rodrigue et la venger. Elle offrira sa main au vainqueur. Don Sanche, amoureux de Chimène, accepte de se battre (scène 5).
ACTE V
Rodrigue annonce à Chimène qu'il ne combattra pas vraim
ent contre don Sanche : "Je vais lui présenter mon estomac ouvert / Adorant en sa main la vôtre qui me perd." Mais Chimène le persuade en lui avouant qu'elle ne veut pas épouser don Sanche. Rodrigue retrouve sa vaillance (scène 1).
L'Infante se désespère de voir son amour pour Rodrigue grandir. Elle regrette que le "destin a permis / Que l'amour dure même entre deux ennemis." (scène 2). Léonor vient anéantir tout espoir pour l'Infante : "Puisqu'il faut qu'il y meure, ou qu'il soit mon mari / Votre espérance est morte, et votre esprit guéri."(scène 3).
Chimène se lamente : "Elvire, que je souffre, et que je suis à plaindre" (scène 4). Don Sanche se présente devant elle avec l'épée tâchée du sang de Rodrigue. Elle le repousse (scène 5).
Chimène avoue au roi qu'elle aimait encore Rodrigue. Don Sanche explique qu'il y a un malentendu car en fait il a été vaincu par Rodrigue (scène 6).
Rodrigue demande pardon au roi. Ce dernier donne du temps à Chimène pour son deuil mais lui impose d'épouser Rodrigue, conformément à sa promesse d'épouser le vainqueur (scène 7).
Les unités
Unité d’action, unité de lieu, unité de temps.
Citations du Cid
Va, je ne te hais point.
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort / Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port.
Et le combat cessa faute de combattants.
L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir.
Le trop de confiance attire le danger.
Aux âmes bien nées, La valeur n’attend point le nombre des années.
Tu t'es, en m'offensant, montré digne de moi ; Je me dois, par ta mort, montrer digne de toi